This is Africa Blog

Depuis que nous avons commencé à travailler sur le Baobab Guides, nous avons réalisé que nous connaissions tout sur le voyage et que pour cela il serait interessant de partager notre savoir infini et ainsi d’aider ainsi les autres voyageurs. Nous avons décider de publier une série d’articles sur comment voyager en Afrique.

Sans glaçons!! Photo de "JACoulter"

Si vous ajoutez des glaçons dans votre boisson vous allez mourir. C’est sur, puisque vous l’avez lu dans votre guide de voyage, sur la page du ministère des affaires étrangères dans la rubrique des conseils aux voyageurs, et que votre voisine, qui fut l’été dernier au Maroc vous l’a affirmé.

 Vous allez mourir, également si vous mangez des fruits sans les avoir au préalable épluchés ou si vous buvez une bouteille d’eau achetée dans une boutique tenue par des locaux.

Si ce n’est pas la mort qui vous attend c’est du moins la maladie. Dès qu’ils vous proposent des glaçons dans votre boisson, refusez, peu importe qu’il fasse 30° à l’ombre, ne jamais accepter de glaçons, une règle basique à respecter. Les glaçons sont faits à partir d’une eau usée.  

Dans le cas où l’on vous invite un repas traditionnel, vous êtes alors confronté à un dilemme . Dans cette situation, il existe 2 écoles de pensée : soit vous refuser de partager le mets en mettant en avant votre santé et les risques que celle-ci pourrez encourir, n’oubliez pas que leur nourriture ne vaut pas celle de votre pays d’origine. Soit vous acceptez de partager le repas, mais entre chaque plat, allez aux toilettes afin de vomir. L’avantage principal est que vous évitez d’offenser vos hôtes, mais votre appétit n’est pas rassasier.

Le voyage en Afrique est une question de vie ou de mort parfois, demeurez prudent concernant nourriture et boisson. Et surtout, n’oubliez pas de demeurer condescendant vis-à-vis de vos hôtes et de leur rappeler que chez vous, les conditions d’hygiènes sont meilleures.

 

Depuis que nous avons commencé à travailler sur le Baobab Guides, nous avons réalisé que nous connaissions tout sur le voyage et que pour cela il serait interessant de partager notre savoir infini et ainsi d’aider ainsi les autres voyageurs. Nous avons décider de publier une série d’articles sur comment voyager en Afrique.

Le marchandage, une jeu, une lutte. Photos de Guillermo Fernandez

Un des moments clefs de tout voyage est l’achat de souvenirs, pour bien voyager il faut acheter le maximum de choses afin que vos amis sachent que vous êtes un aventurier, que vous êtes allé a l’autre bout du monde. Même si aux Galeries Lafayette vous trouvez les mêmes souvenirs que ceux que vous avez achetez lors de votre voyage au Kenya, même si ils prennent la poussière sur les étagères de votre salon, il est important de les conserver et de les montrer, question de prestige social.

Et évidement comme tout est différents en Afrique, les prix ne sont pas fixes, il faut marchander pour tout, éviter de se faire escroquer, marchander jusqu’au bout, gagner la partie.

C’est a partir du moment où le vendeur s’emporte, s’énerve que l’on peut dire que vous êtes sur la bonne voie. Si vous avez de la chance, les commerçants voisins peuvent venir assister à votre performance.

Il faut bien garder à l’esprit le fait que les autochtones ne cherchent qu’à vous escroquer. Les prix proposé sont toujours exorbitants, alors dès la première offre, proposer une somme 10 fois moins importante, et ne pas prenez au sérieux le fait qu’il joue l’offensé et qu’il veuille ne plus rien vous vendre. Il faut tout marchander tout achats même pour 20 centimes d’euros.

L’objectif n’est, en fait, pas de dépenser moins (ça vous est égal, vous avez déjà dépensé 800 euros pour venir dans leur bled paumé) l’objectif est de gagner la négociation, de montrer qui est le patron.

Une bonne stratégie de négociation est de faire durer le marchandage le plus longtemps possible  et de décider au dernier moment de ne pas acheter, les commerçants locaux adorent ça, même s’il ne l’avoue pas.

Vous n’êtes pas a égalité avec les autochtones, vous leurs êtes supérieur économiquement, intellectuellement, culturellement, ne cherchez pas a faire une bonne action, voyagez inéquitable.

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Pic by "extra medium"

En voyageant en Afrique, vous allez vous rendre compte rapidement que pratiquement tout dans votre pays est meilleur. C’est une grande source de satisfaction que de se sentir supérieur, c’est réconfortant et rend le voyage heureux.

La cuisine dans votre pays est délicieuse, en Afrique elle est à peine comestible, ne manquez pas de le rappeler à vos hôtes.

Les routes chez vous sont sur et bien entretenue, ici elles sont source de danger permanent. Dans votre pays, les horaires sont respectés, en Afrique,  personne n’est ponctuel.

Dans votre pays, les gens sont fiables, travailleur et sérieux, en Afrique, ils cherchent à vous escroquer en permanence, bullent et ne pensent qu’à s’amuser. Dans votre pays d’origine on sait vivre, on sait se tenir.

Le coucher de soleil est beau en Afrique mais dans votre pays il est magnifique. Chez vous aussi vivent des girafes, lions et éléphant : zoo et cirques existent pour ça avec l’avantage de pouvoir approcher cette faune beaucoup plus facilement.

 Chez nous c’est mieux que chez eux, l’un des principe de base du tourisme inéquitable.

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Voyage chronophage Pic by 'Bobesh'

La première chose à savoir lorsque l’on voyage en Afrique, c’est qu’il ne faut surout pas perdre de temps. Ces 2 semaines de congés doivent etre rentabilisé, il faut que le voyage soit efficace.

Il vous faut faire le plan de voyage le plus ambitieux possible, voyager c’est consommer, il ne fut pas perdre une minute, visiter une ville par jour c’est une moyenne raisonnable.

Le voyage en Afrique c’est la détente, le farniente, eviter de trop considérer les autochtones, ne cherchez pas à les connaitre cela peut créer des ennuis. Pour cela le mieux est de s’adresser à un tour operator, ainsi voyager toujours groupé en bus ou en minibus. Ce genre d’organisme qui organise votre voyage de A à Z sont simplement formidable! Vous ne resterez jamais 10 minutes de trop pour admirez les pyramides d’Egypte. En plus le fait d’etre regroupés avec lvos compatriotes vous permettra d’éviter la solitude et le danger que peut représenter les “autres”. 

 Enfin en ce qui concerne le contact avec la population locale, un guide est mis a votre disposition, vous pourrez donc affirmer connaitre parfaitement la culture du pays visité, au terme de votre voyage.

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Aux origines africaines du blues

On August 26, 2010, in Posts en Français, by Pierrick Jacob
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Au XVI ème siècle, en Angleterre, le Bleu est la couleur du diable. On attribue aussi les états dépressifs aux “diables bleus”. Il faut attendre le début du XIX ème siècle pour que la formule “I am blue” ou “I have the blues” soit adoptée pour traduire une impression de cafard ou de spleen. C’est de cette définition que vient la musique blues.

Le blues, une forme d’exutoire pour les esclaves aux Etats Unis

Les origines du blues remontent à l’arrivée des esclaves noirs sur les côtes de Virginie, au début de XVIIIe siècle. Pour tout bagage, ils apportent leur culture orale (qui associe musique, chant et danse) Après le travail, les esclaves se  rassemblent souvent pour faire de la musique. Avec les violons ou les banjos  lorsque leurs maîtres les leur prêtaient, à défaut avec leur corps pour faire des percussions, tapant sur leur cuisses avec les mains.

Les grands propriétaires les y autorisent également pendant le travail, cette forme d’exutoire étant sensée leur donner du cœur à l’ouvrage et  les rendre plus productifs. Les worksongs et les field hollers sont inventés.

Dans les champs de coton. Source: livebluesworld.com

Ce sont des sortes de psalmodies improvisées durant la travail, synthèse de diverses influences. L’héritage musical africain assimilé avec la musique blanche locale (essentiellement irlandaise à cette époque). Ces chants sont donc des questions et des réponses et se caractérise par des “shouts”, c’est à dire par des cris. Ce sont en fait de courtes phrases musicales que le paysan, l’ouvrier agricole, le petit artisan chantaient à tue-tête, crie pour se faire reconnaître. Toutes ces phrases sont porteuses de mélodies qui, adaptées, transformées, élargies, prennent plus tard facilement place dans des blues ou des chansons plus élaborées.

Au delà de l’aspect historique, les caractéristiques les plus spécifiquement africaines du Blues sont sans aucuns doute le “feeling” et le “groove”, ces dimensions émotionnelles et gestuelle de la musique, mal qualifiables mais immédiatement perceptibles dans toutes les formes d’expression musicale afro-américaines.

Ali Farka Touré et la naissance du blues africain

Le blues est retourné à sa source à travers l’œuvre du bluesman malien,  Ali Farka Touré (1939-2006). En effet, à partir des années 70,  celui-ci  a repris cette musique noire américaine en y incorporant instruments africain et en y apportant de la réalité du continent  : le blues africain est ainsi né.

Ali Farka Touré. Source:africahit.com

Ali Farka Touré qui est devenu l’une des plus grandes vedettes de la musique africaine affirme en parlant du blues noir américain : “Moi, j’ai la racine et le tronc, eux ils n’ont que les feuilles et les branches”, à l’occasion de jouer avec John Lee Hooker au cours de l’été 91. Leur duo, très symbolique, représente la longue route de la musique africaine au cours des siècles.

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