La fusée eu­ro­péenne Ariane 5, a mis sur orbite, le 4 aout 2010, deux sa­tel­lites de té­lé­com­mu­ni­ca­tions pour des opérateurs égyptien Nilesat et panafricain RascomStar-QAF.

Cette initiative est co­fi­nan­cée par le fonds d’investissement Libya Afri­ca et plus de quarante opérateurs de té­lé­pho­nie africains. Les deux satellites ont été construits par Thales Alenia Space à Toulouse et à Cannes. 28 pays africains se sont déjà engagés à louer leurs services.

« Ce lancement est un événement important pour le continent africain car ces deux satellites vont lui offrir des services de télévision directe et de radiodiffusion, ainsi que de l’accès à internet et à des applications multimédia » a indiqué Emmanuel Grave, directeur des télécommunications chez Thales Alenia Space cité dans un communiqué.

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  • Le satellite Nilesat 201 est exploité par l’opérateur égyptien Nilesat. Ce satellite de nouvelle génération fournira dès septembre des services de télévision à haut débit sur l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et la zone du Golfe, selon Arianespace, qui commercialise et procède aux tirs de la fusée européenne.

 

  • Rascomstar QAF-1R est le premier satellite de télécommunications entièrement dédié au continent africain. Il sera exploité par l’opérateur panafricain Rascom. Il a pour vo­ca­tion d’of­frir des ser­vices de té­lé­com­mu­ni­ca­tion aux opé­ra­teurs afri­cains et de com­bler la frac­ture nu­mé­rique en re­liant au haut débit les grandes villes du conti­nent, mais aussi en ap­por­tant le té­lé­phone dans des zones re­cu­lées via des ter­mi­naux low cost.  130 000 vil­lages iso­lés pour­raient être ainsi des­ser­vis : 15000 an­tennes au­raient déjà été com­man­dées dans ce but et se­raient prêtes à être ins­tal­lées. Autres clients visés, les té­lé­vi­sions, qui, avec le pas­sage à la haute dé­fi­ni­tion, de­viennent de très grosses consom­ma­trices de liai­sons par sa­tel­lite.

 

Cette nouvelle technologie et les accords passés entre les opérateurs devraient également permettre une baisse importante du prix de connexion, non seulement pour des liaisons intra-urbaines mais également au niveau international.

Au-delà du défi technologique et du gain économique, le système de télécommunication satellitaire Rascom QAF-1R marque concrètement la volonté et la capacité des pays africains à mener à bien l’intégration régionale et des partenariats publics-privés. Outre les gouvernements des pays participants, les opérateurs privés et publics de télécommunication sont, en effet, parties prenantes dans le projet.